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jeudi 12 juillet 2012

Adieu Berthe - Bruno Podalydès - 2012















Comment dire. Ce n'est pas que le film soit mauvais, mais plutôt qu'il n'atteint pas son but. On ne ris pas, pire, on s'ennuie. Mise à part les quelques jeux de mots déjà connues puisque issues de la bande annonce, le film s'avère être une longue et mauvaise comédie française.

Podalydès essaye de créer une ambiance particulière.

L'image que le film essaye de véhiculer à savoir de la comédie déplacée et provocatrice n'est pas au rendez-vous.


Le seul véritable atout reste la présence de Valerie Lemercier au casting. Elle insuffle au film une energie, une fougue, qui sans elle aurait été totalement absente. Ouf. 


Les Inrocks adore, normal, c'est long. Et pas bon.

mardi 19 juin 2012

Prometheus - Ridley Scott - 2012
Après des années d'attente le prequel d'Alien est sorti, en IMAX et en 3D s'il vous plait. Des années de rumeurs, de provocations, d'analyse de la petite phrase sortie de son contexte en conférence de presse. Maintenant, les agitateurs du cinéma peuvent enfin parler d'un film. Et non de leur propre projection. 

Ce qui me revient immédiatement est l'immense chantier qu'à du être ce film. Annoncé comme suite, puis prequel, puis finalement un "nouveau concept" proche de l'univers d'Alien. Pour ma part, je présenterais ça comme un véritable prequel qui pose de nouvelle question et ne promet en rien d'y répondre. Le scénario est vraiment audacieux et permet un agrandissement de l'univers et de la mythologie qu'accompagne Alien. Je reste convaincu de l'intégrité et des bonnes intentions de Ridley Scott quant à la réalisation de son prequel. Cependant ces films, reboot à gros budget, sont avant tout des coups marketing d'envergure mais qui peuvent s'avérer être des chefs d'oeuvre, ne l'oublions pas, Alien en est un exemple, Star Wars peut-être aussi, n'est-ce pas messieurs critiques cinéma pédants, bons qu'à s'autocongratuler de l'undergrounditude de tels ou tels films français totalement égocentriques !

Un grand film ne se fait pas sans grands acteurs. Ici; les acteurs ne m'ont ni enthousiasmé, ni exasperé. On a l'impression, comme ça peut aussi l'être pour Avatar ou tous autres films blockbuster, que les acteurs sont aspirés par le film. C'est comme-ci ils étaient dans quelque chose qui les dépassait, plus grand même que le film... Ceci n'est pas (trop) dérangeant lorsque le film est bon et Prometheus l'est à bien des égards. Ceci devient très problématique lorsque le film l'est beaucoup moins (Avatar par exemple). 

Cependant Ridley Scott a réussi son pari : réactualiser la franchise Alien en posant de nouvelles limites qui n'existaient pas jusqu'alors. 

On peut bien évidemment évoquer les quelques ficelles scénaristiques qui parsèment le film et l'empêche d'être à la hauteur des premiers Alien. Mais, il ne faut pas se le cacher, n'en déplaise aux fans de la première heure, les Alien, qu'ils soient réalisé par Ridley ou par ses successeurs, n'ont jamais été très audacieux scénaristiquement parlant. Alien (le 1 notamment) se remarquait surtout par l'ambiance et l'univers mythologique qui s'en dégageaient, ce fameux huit-clos angoissant. Et c'est en cela aussi que ce film s'avère être un peu décevant. Certes l'ambiance existe, les codes décoratifs sont là mais la tension ne tient pas. On reste sur notre faim. 

Mais ne cachons pas notre joie tout de même. Ce film mérite d'être vu - pour ces effets spéciaux garguantuesques, Cameron n'a qu'à bien se tenir, l'univers qu'il dépeint et sa musique.

Oh oui, la musique est particulièrement bonne et les tambours angoissants de la bande annonce ne sont rien en comparaison de l'univers sonore présent dans le film. 

Bref, on se remate la franchise Alien ?

lundi 18 juin 2012

Ca faisait quelques mois que je n'avais pas taper quelques mots ici pour poser mes critiques filmiques. Le jour se faisant plus long et moins dense, mon emploi du temps se voit donc s'émerveiller d'un peu de temps libre, ou plutôt de motivation. Après les broutilles universitaires réglées, je suis donc à la recherche d'un travail, un "vrai" travail. Rien de mieux pour se motiver dans les recherches au Pôle Emploi que regarder un gros blockbuster US terstéroné à la couille d'Alien. Pour ce faire, Cobows VS. Alien fut mon héraut.

Cobows vs. Alien - Jon Favreau - 2011
















Quel spectacle magnifique s'offre à nous. On croît voir un remake d'Indiana James au pays des Hobbits puis finalement, on est déçu. Puis finalement on assiste le sourire au lèvre à la déchéance d'Indiana et au démantèlement de la classe de James.

L'intrigue repose sur l'attitude des Cowboys à la vu des Aliens. Comment des rustres tueurs d'Indiens alcooliques réagiront à la vue de créatures intelligentes ? Finalement, rien d'extraordinaire. Après quelque prières et une incantation Indienne, une véritable bataille incensée voit s'affronter une (petite) armée d'humains à chevaux avec comme seul armes des petits fusils,  des lances et quelques flèches, contre des Aliens supra-intelligent volant sur des OVNI supra-sophistiqué, armé d'arme de destruction massive. Je ne vous dit rien sur le dénouement, c'est incroyablement malin de la part des scénaristes : les cobows gagnent. Merde je spoile. Tant pis.

Autre point qui n'échappe pas au sourire : la raison de la venu des extraterrestre sur Terre. La plupart du temps, les films de science fiction essaye de nous ballader, de nous faire peur, ici, queneni. Nous sommes au farwest, on y reste : "Ils sont venus chercher de l'or, car chez eux aussi, cela est rare". On tombe des nues. Quelle audace.

Je m'en vais de ce pas sur le site de Pôle Emploi.

mardi 28 février 2012

Clash of the Titans - Louis Letterier - 2010














"GRANDIOSE."

Le clash des Titans est, disons le, désolant.

Le film est parsemé d'un nombre incalculable de mauvaises idées. A commencer par son titre. Vous vous attendez peut être à voir des Titans gros comme des montages se mettre sur la gueule, raté. On y voit surtout un demi-dieu sans classe qui monte un Pégase noir (car c'est plus classe) et qui tape sur des créatures maléfiques sorties des enfers avec une épée magique tombée du ciel.

Distrayant, non ? Au delà des erreurs systématiques sur la mythologie, les acteurs sont d'une épatante médiocrité. Mention spéciale à Mouloud Archour, qui ne dira que 3 phrases et qui réussira à batailler bien fièrement contre de gigantesques scorpions géants. Continuons; que Diable (sans jeu de mot) à convaincu Liam Neeson d’interpréter Zeus. Armure brillante, lumières blanches et barbes de père Noël, Zeus est d'un ridicule qui atteint des sommets inégalés dans le péplum. Comment les costumiers (cf. Nota) on pu être serieux. Jugé par vous même lecteur, GRANDIOSE. 


Nota: Ces armures brillantes sont, finalement, le fruit de Mouloud Achour, qui aurait soufflé cette idée à Letterier, pas malin le gamin...

Les scènes d'actions sont presques réussis tout de même, mais trop caricaturales pour impressionner qui que ce soit.

Bref une fois assimilé 
- la pauvreté du dialogue
- l’inexistence de jeu des acteurs
- et que le synopsis tient lieu de scénario
on peut se détendre et rigoler un peu, en passant presque un bon moment.

dimanche 26 février 2012

Après 4 mois d'interruption le blog reprend du service. Bref, commençons par Polisse vu dernièrement.


Polisse
Maïwenn
2011

"Le cinéma français n'est pas mort"

Le cinéma français n'est pas mort quoiqu'en dise Matthieu Kassovitz, il est bel et bien vivant. Maïwenn confirme ici son acuité pour la réalisation.

Les acteurs, de véritables bêtes de scène, sont tous impressionnant. Que ce soit Marina Fois, Karine Viard, et bien sur Didier Morville (alias Joey Starr).

Avec un sujet difficile le choix de découper son film en saynète dramatique permet ainsi de representer la diversité des activités des policiers que l'on suit mais aussi de rendre palpable la dimension humaine, la difficile séparation entre vie pro et vie privé. 

Le seule défaut majeur du film est l'égo de sa réalisatrice. Il est entendu qu'un film contient une part d'intime, que chaque réalisateur ajoute une pincée de lui dans ses réalisations. Mais avec Maïwenn, c'est maladif. Elle ne peut s'empecher de se mettre en valeur, de faire d'incessantes mises en abime de sa propre situation.

Elle filme les acteurs non pas comme des artistes, des professionnels, mais comme des amis, des amours. Cela est particulièrement remarquable avec Joey Starr, qui est filmé avec un . On ne peut s'empêcher de penser que Maïwenn manque d'un brin de maturité. A fleur de peau, on ne lui enlèvera pas sa sincérité par contre.

Cette sincérité est aussi ce qui fait la réussite de ses deux derniers films (Polisse, Le bal des actrices). Un défaut qui s'avère être un gage de qualité, un gage d'authenticité.

Bravo.



mercredi 2 novembre 2011


Tintin : Le secret de la licorne
Spielberg
2011

"Simple, distrayant"

Lorsque les américains s'emparent d'un mythe de la culture populaire européenne, ça donne souvent la nausée. Ils nous crachent au yeux de la technologie qui coute des milliards et qui pourrait servir à renflouer la dette Greque, à elle seule. J'exagère. Oui. 

Tintin, véritable icône des années 70/80, réactualisé dans les années 90, est à lui seul, un monument de la BD, avec une panoplie de personnages tous aussi intéressants les uns que les autres. Tintin, quant à lui, est un personnage atypique, touchant, ringard, naif, raciste diront les mauvaises-langues mais doué d'une malice qui ferait rougir Harry Peuter. Bref, le film ! Enfin le dessin-animé ! Enfin la chose cinématographique !

Ce qui frappe tout de suite est la générique. Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un générique aussi bien réalisé. Un véritable dessin-animé dans le film, beau clin d’œil à la série. D'ailleurs le film est parsemé de références légères qui montrent le perfectionnisme du réalisateur et sa bonne foi dans l'idée de recréer l'univers préexistant et non pas de faire un gros film gros budget sur une ex-star belge.

La deuxième chose qui surprend est la qualité du scénario. Tintin voyage toujours plus loin et s’empêtre toujours plus fort dans des histoires complétement folles. Le film est mené tambour battant par Spielberg. Il s'empare de l'univers de Tintin avec merveille.

Les images sont d'une très belle qualité. On oscille entre le film et le dessins animé, cela me semble être le choix le plus judicieux pour raconter une histoire issue d'une BD. Si le film avait été tourné "en vrai", ça aurait fait vraiment cheap, vraiment ringard. Un Tintin de BD en vrai, beurk. Si le résultat avait été réalisé en DA, on aurait accusé les réalisateurs de redite, de copiage.

Un joyeux divertissement. Simple, distrayant.

mercredi 12 octobre 2011


La guerre est déclarée
Valérie Donzelli
2011

"Réalisé simplement, l'immersion est pourtant totale."

Liberté.
Mme Donzelli réussi là où de nombreux ont échoués, réussir à émouvoir avec une histoire d'amour, l'histoire d'une lutte permanente contre la maladie sans jamais être dans l'apitoiement, le regret ... Réalisé simplement, l'immersion est pourtant totale. On est là, avec eux, en toute intimité. C'est beau.

Si l'on compare "La guerre est déclaré" à de nombreux films français sorties récemment ("Tomboy" par exemple), le jugement est sans appel : meilleur, réussi, immense. Donzelli réussi là où Sciamma échoue : construire un récit sensible, drôle et touchant.

Car ce film, au delà de sa tristesse inhérente au sujet, nous fait rire, presque trop d'ailleurs. Chacun des personnages en jouent et le jouent à merveille. De la mère bourgeoise à la famille lesbienne, tous poussent le film dans le même sens, vers un seul et même objectif : montrer le sourire dans le combat. Ne pas s'apitoyer, combattre même si cette lutte s'avère vaine - apriori.

L'intelligence de la réalisatrice ne s'exprime pas seulement dans la direction d'acteur. En effet, une des grandes qualités du film se situe dans l'écriture de l'histoire, concevoir des relations émotionnelles, des métaphores. Le montage embelli d'autant plus le travail de la réalisatrice. Certains montages (association de la course à pied et de la répétitivité de l'acte médicale), simple et naif en apparence, prennent tout leur sens au fur et à mesure que le film se développe.

Vous voulez regarder un film sensible qui émeut vraiment ? Retenez "La guerre est déclarée" dans votre mémoire de cinéphage.

lundi 13 juin 2011


Les petits mouchoirs - Guillaume Canet - 2010

Synopsis : Partir en vacances ensemble. Loin du travail et des amis.

Grosse production française, attention, ça pleure dans les chaumières. Il est vrai que la règle dans la superproduction française à gros casting, il faut que ça pleure. On peut donc dire que le pari est réussi. 

Les petits mouchoirs est une sorte de super montagne russe cinématographique qui nous émeut durant 2h30. Autant dire que c'est long, parfois ça radote mais on en sort plutôt content. La grosse faiblesse du gros manège à sentiment du machiniste Canet est les incessantes montées en émotions qui plombent le film. On aura tout vu, le coming-out, le pétage de plomb, le largage en direct, la solitude, etc. Bref, c'est une sorte de patch-work sentimentale qui ne cesse de nous malmener. On aimerait bien que le film avance simplement sauf qu'une histoire en chasse une autre inlassablement et que tout est vite vu, passé rapidement pour distraire souvent et que jamais le spectateur ne s'ennuie ! Dommage.

On croirait que Canet a voulu tout faire, tout montrer, tout, ce qui rend le film assez indigeste. Indigeste aussi sur les classes sociales représentées. Dans des temps où la précarité rime avec quotidien, Canet n'a rien trouver mieux que de montrer la lâcheté d'une bande de bobo parigos qui boit du bon vin à toute heure et se paye des vacances grand standing en bord de mer. C'est presque choquant.

Les acteurs, parlons on. Vu la pléiade, y'a de quoi en faire une critique entière. Tout comme les histoires secondaires, y'a trop d'acteur, ça en devient étouffant. Il est clair que Gilles Lellouche sur-classe bon nombre d'acteur 'établi'. Mention spéciale à Marion Cotillard qui passe pour la babs branchouillé qui fume pète sur pète et boit rouge sur rouge avec toujours le sourire au lèvre, une vraie tête à claque ! Parfois touchante tout de même, rendons à Marion ce qui appartient à Canet ...

Canet a voulu faire une comédie dramatique populaire en mélangeant les genres cinématographiques. On y retrouve de belle images, des contres jours et une photographie sur certains plans dignes d'un bon film indé américain, on y retrouve aussi une caméra qui suit les personnages à la façon d'un Noé comme pour mieux nous immiscer dans l'univers (cf. La scène d'intro brillamment réalisé). Bref, Canet utilise tous les artifices du cinéma pour réaliser un bon film, certes pathos, mais agréable. Populaire quoiqu'on en dise. 

Le film est réussi si l'on considère qu'un bon film est un film qui atteint son but et non une certain beauté inhérente à l'Art. Alors bon nombre de mauvais films peuvent être réussi dans un sens ...



samedi 11 juin 2011


Tomboy - Céline Sciamma - 2011

Synopsis : Une fille, un garçon, une personne.

Bizarrement lorsque j'arrive à repérer les images et plans vus auparavant dans la bande annonce, ça s'annonce mal. Ce film avait tout pour me plaire : un scénario minimaliste, des plans chiadés, une belle photographie, un musique d'un producteur hype parisien, une caméra qui ne tient pas en place. Bref un bon gros film indé parisien. C'est justement là que le bat-blesse. Le film s'auto-alimente de clichés qui rendent certains film français totalement complaisant et snob. 

C'est un bon film d'école bien lisse, bien propre, qui dérange et arrange personne. C'est vrai que cela est jolie à regarder et à entendre. Sauf que derrière les images, il faut un récit, une substance sentimentale qui cimente l'histoire. Une colonne vertébrale faite d'émotion et de vécue. Tomboy a le mérite d'essayer (la relation familiale est plutôt bien traitée, les deux gamines sont exquises) mais cela ne suffit pas. Il manque surtout un point de vue. L'acte de réalisation me semble si loin, trop détachée ce qui donne au film l'impression de n'être pas dirigé, ni conduit de façon forte.

A bien y regarder de près, le film a l'allure d'un grand film sauf qu'avoir une attitude branchouillé ne suffit pas pour réaliser un film sincère et en dehors des sentiers battus à la Gus Van Sant. Prétendre toucher les problèmes liés à l'adolescence tel que le regard au corps, l'identité, les jalousies et vie familiales avec ce film, c'est mentir. Le film relate simplement une anecdote, une bêtise qui présage un malaise profond sans jamais le montrer. A force de ne vouloir rien dire et tout suggérer sans arrêt, le film ne nous dit vraiment pas grand chose et est vide de toute humanité.

Bref, malgré cette pluie de critique, j'ai relativement bien aimé le film. Mon plus grand regret, c'est de ne pas aimer le hype.

mercredi 27 avril 2011


Des hommes et des Dieux - Xavier Beauvois - 2010

Synopsis : Des moines, du pain, du vin, des terroristes.

Un film sur les moines ne semblent pas aussi excitant que ce soit-disant Chef d'Oeuvre qui croule sous les récompenses. A juste titre ?

Vu le nombre d'avis sur ce film, je vais essayer d'être original : Des Hommes et des Dieux n'est rien d'autre qu'une oeuvre monumentale. Monumentale car grandio(cè)se. Ce film permet de dévoiler une histoire française connue avec sagesse et simplicité. Monumentale au sens architectural aussi : figé, lourd, ce film est difficilement appréhendable. Les longueurs pourtant atteignent irrémédiablement leur but, nous faire réfléchir sereinement, sans vitesse et parti pris. Le film n'est pas non plus porteur d'une morale, explicitée et tapageuse sur le rôle bienfaiteur des paroisses Chrétiennes. Au contraire, il laisse le spectateur seul interprete.

Derrière les images d'un monastère en peur se cache une grande histoire, celle de l'Algérie et la France. C'est par cette transparence que le film prend de la hauteur et permet par des petites anecdotes et autres discussions de révéler la cohabitation entre deux peuples, deux religions.

Mais pas que. Les acteurs jouent le quotidien, ses lenteurs et ses bondieuseries avec sincérité permettant de représenter la religion sous sont plus belle habit : celui de l'échange et du partage.

Xavier Beauvois fait du Iniaritu avec un surplus de simplicité et sincérité. Et derrière les images se cachent toujours un sentiment vrai non marketé.
Xavier Beauvois fait du S.Coppola sur des décisions, des Hommes et des régions ensanglantées sans strass, star et hotels vides.

Xavier Beauvois fait simplement avec Des Hommes et des Dieux du cinéma français intègre loin des références et autres dogmes de la presse bien pensante.

En somme, Xavier Beauvois a réalisé un film surtout reposant qui nous questionne.

Après quelques semaines, sans critique, le blog est reparti. Prochain article Irréversible de G.Noé. Attention, ça cogne.

lundi 7 mars 2011


Paul - Gregg Motolla - 2011

Synopsis : Pourquoi un alien s'échappe de la Zone ? 51 raisons. 

Il y a tout d'abord une envie de regarder un film simple et sympa. Surement un film pour enfant. Parfait. En faite, c'est à peu près tout l'inverse. Le film est compliqué, non pas pour sa haute valeur symbolique ou quelque chose touchant à l'Art, mais compliqué par l'univers qu'il décrit. L'univers Geek. 

Il y a une quantité astronomique de symbole de la culture geek présent dans le film. Comic-On, vocabulaire, référence cinématographique, le culte de l'ufologie ... Bref tout y est. TOUT. Même le pire (nanar). 

Après Paul (l'alien) est certes bien intégré graphiquement, mais sa nonchalance est insupportable. Philippe Manœuvre est peut être (pas) un très bon critique sur les plateaux télés, mais il est détestable en voix-off. On ressent d'emblée le manque d'épaisseur dans la voix, aucune personnalité. Le coté vulgaire du personnage aurait pu être intéressant, mais il s'avère raté. Trop gros, trop moche. Aucune finesse, la nonchalance de l'alien (l'unique élément original et donc marketing du film) s'avère être le plus gros défaut du film. Malpolie, ok. Bête, non. Surtout lorsque le film s'adresse avant tout à un jeune public. On ressent toute la bêtise sans sens propre au comédie américaine. Dans l'idée de déblatérer des vulgarités, le personnage de Paul a la lourde tâche d'incarner la notion de liberté. C'est raté. Pire, on s'attache d'avantage aux agents d'Etat qui doivent le retrouver.

Après il est vrai que le coté nanar (ou comment s'extasier devant la médiocrité, je ne comprendrai jamais ...) assumé peut être plaisant (pour une fois un public "nerd"). La stupidité des agents de police est un peu drôle et permet de recentrer le film vers sa fonction, faire rire les jeunots.

Les acteurs sinon, bof, rien à dire. C'est lisse tout comme la réplique du film. "3 seins, ça c'est enorme"

Trop peu pour moi, le frérot a aimé, c'est bien là le principal, dans le fond.



dimanche 27 février 2011


Black Swan - D. Aronofsky - 2010

Synopsis : Une métamorphose, puis un suicide inconscient.

Clairement marketing, le succès de Black Swan est peut être révélateur du cinéma d'aujourd'hui : teasing et marketing impressionnant, des larmes, du sexe et du mélodrame, une photographie alléchante, une musique intense. 

L'ensemble de ses points sont caractéristiques de Black Swan : les à-coté sont bons, mais le fond s'avère être creux et vide. Aucune réelle émotion ne transpire des personnages.

En effet pour ce qui est des acteurs : tout le monde s'extasie devant l'énormissime prestation de Portman. Personnellement j'y vois que des larmes. Si savoir pleurer suffit à être une bonne actrice, je me plante tout de suite un bout de miroir brisé dans le ventre. Il est évident néanmoins que son rôle de danseuse frigide réduit de façon drastique les champs de son interprétation à son stricte minimum. Mais c'est justement là que la différence doit être faite. Malgré un rôle (parfois difficile) savoir y amener de la profondeur, de la nuance, et non pas réciter son texte avec une perfection théâtrale. Jouer une danseuse classique qui éprouve des grandes difficultés avec les mots "Joie", "Ensemble" ne veut pas dire ne pas y mettre du coeur, de l'envie. De la force. 

De plus, il me semble que la relation entre Portman et Cassel aurait méritée d'être plus appuyé. Non pas que je trouve le personnage de Cassel plus important que celui de Mila Kunis, qui d'ailleurs est la seule lueur d'espoir du film. Mais car de cette relation pouvait naitre un peu plus qu'un simple fantasme lesbien racoleur. Sans aucune justification. Seulement là pour assouvir un plaisir coupable des producteurs peut être. Bref, la force d'un Cassel qui contrasterait avec la douceur d'une Portman aurait pu faire décoller le film, sans jamais voler la vedette à Mila Kunis bien évidemment.

Mais la prestation de Portman n'est pas à mon avis la plus grande faiblesse du film. En effet l'ensemble est trop stylé, la photographie n'est que très peu réaliste (du bleu, du bleu, du bleu). Certes c'est jolie, mais cette façon quasi systématique maintenant d'esthétiser le cinéma me parait être un affreuse erreur. Surtout que cela me semble être avant tout un choix marketing plutôt qu'artistique.

On peut tout de même souligner le (relatif) risque pris par les producteurs et Darren A. quant au thème de son film : la danse classique. Le risque est à modéré lorsque l'on voit ce que Aronosfky donne à voir de la danse classique (préjugé, préjugé, préjugé). Les véritables danseuses devraient y voir un outrage à leur danse. Vraiment.

Le seul moment de véritablement réjouissement est lorsque les deux femmes sortent en boite. Le film prend vie, enfin.

Bref, malgré un certain rythme amené par le montage, la musique et la façon de filmer quasi-parfaite, le film s'avère être très peu réjouissant.

samedi 12 février 2011


Arnacoeur - Pascal Chaumeil - 2010

Synopsis : Job : briser des couples; à ses dépends.

Allez, le blog reprend du service avec une comédie romantique française récente. L'arnacoeur s'avère, de prime abord, une comédie agréable, rigolote, et pourvu de sens. Les acteurs, Romain Duris évidemment, apportent un véritable intérêt à une comédie en somme très classique. La véritable fraicheur est apportée part un François Damien excellent de stupidité alias François l'embrouille.

Mais c'est la principale caractéristique de son échec cinématographique. En effet, le film s'avère être agréable que par ses "à-cotés", les prestations des acteurs secondaires, des péripéties superflues, des petites anecdotes ... On n'en retient que des détails et non un film dans son ensemble. Ce film ne brille que par quelques étincelles des prestations des acteurs.

Le synopsis, trop classique, ne surprend guère et prouve encore une fois que le cinéma français souffre d'un manque cruel d'audace et d'originalité. La seul marque d'originalité s'avère être le générique de fin, audacieux et qui montre que la comédie française ne se limite pas qu'à des singeries, répliques bêtes et autres "Boonerie" (je © cette expression, sachez le) mais peut être du vrai ciné, beau, travaillé.

Prochain article : Black Swan. Après quelques antiquités, le blog reprend de la fraicheur.


samedi 18 décembre 2010

Somewhere

Somewhere / Sofia Coppola / 2011

Synopsis : Etre ou ne pas être une star ennuyée et ennuyante.

L'affiche était belle : nouveau film de Sofia Coppola, la bande annonce laisser présager un beau film, subtile, un Lost In Translation aux Etats Unis. Tout ça est vain. J'ai vu un film hautain, ennuyant et choquant.

Surement la plus belle escroquerie cinématographique de l'année 2011 (vu en avant-première).

Commençons directement par le peu de qualité, ou plutôt de l'unique qualité du film (et propre à tous les films de Sofia) : la photographie. C'est beau. Mais ce doux rêve s'avère un long cauchemar.

Le film est un hymne à la paresse, une justification d'une mondanité obscène et cliché. Mais le seul problème n'est pas tant dans le propos du film car il tient surtout d'un réel imaginé par Sofia, mais dans contenu : vide. Aucun scénario, rien n'émeut, ce n'est qu'un empilement de plan "intello" (et faussement poétique) ne servant qu'à justifier son élitisme intellectuel.

"Un bon film doit faire évoluer ses personnages" disait un professeur de Cinéma, là, d'une rien ne bouge dans le caractère des personnages mais pire, Sofia Coppola semble avoir du freiner les ardeurs et fantaisies théâtrales de ses acteurs tant leur jeu est plat, facile, et surtout sans émotion.

Si l'on extrapole un peu, Somewhere est une sorte de docu-fiction sur le vide.

Vous voulez enfin partir d'une salle de ciné en pleine projection sans regret en se disant "peut être que ça va se décanter ?" : allez le voir.



vendredi 12 novembre 2010


The social network - David Fincher - 2010

Synopsis : Un gamin, une histoire amoureuse gâchée à la base, un génie, Facebook nait.

Au départ, il y a une annonce, une bande annonce tendance, un annonceur : Fincher, et Facebook. Bref rien d'alléchant.

Pourtant rien de plus excitant que ce film. Aucune action, des dialogues incroyablement lucide, de la justesse dans les acteurs, une réalisation au cutter. Il a y a bien longtemps qu'un film apparemment sans saveur s'avère brutal, impoli et finalement génial.

Jesse Eisenberg a surement un des rôles de sa vie, véritable "petit con", il joue le génie de Mark avec talent et justesse. 

La musique, partie intégrante du film, fait écho au image, au dialogue parfois brutaux et donne un sens à ce que l'on nomme sans vraiment le définir : l'ambiance. Car ce film possède réellement, et c'est assez rare pour le souligner, une ambiance propre. C'est un ensemble qui se parle et se répond dans un seul but : l'intérêt du film et de son parti pris.

Au delà du dialogue du film, son ton irrévérencieux, c'est l'application de Fincher de faire un film propre,  sans rature qui donne cette image polie, lisse presque chirurgical à l'ambiance.

Je recommande chaudement. 

Rien à dire. A voir.

vendredi 17 septembre 2010


Notre jour viendra - Romain Gavras - 2010

Synopsis : Deux hommes, une question : que faire pour exorciser notre mal ?

Habitué au format court (clip divers), Romain G. nous livre ici son premier long métrage au allure d'acte "gratuit" et violent. Finalement, il n'en est rien. Le film ne choque pas - Ah ce n'était pas la raison du film ? Ok. Rien ne semble être "à la limite". Le fait d'être exposer à des images continuellement nous rend-t-il blasé ? La question n'est pas là!

La réalisation est belle. Très beaux plans filmés avec un talent indéniable. 

Mais le teaser n'était il pas meilleur que le film dans le fond ? On s'attendait à "quelques choses" de plus complexe, violent, dramatique; c'est juste un peu abscons, parfois gratuit mais vraiment excitant.

La performance d'acteur, notamment un Cassel malsain et désenchanté, est belle. Les dialogues, de la première partie, sont efficace et fichtrement marrant.

Le principal défaut du film, à mon gout est son inégal tension dramatique. Passant du coq à l'âne, après 1 heure film, on attend que cela explose, puis finalement rien vient. Barth se coupe les cheveux puis devient fou. Le film se perd au fur et à mesure que Cassel devient inexistant et que Barth prend le dessus.


Un peu déçu, puis finalement, on y réfléchissant, ce film reste la marque d'un renouveau français. Une nouvelle vague à la Kourtrajmé. De belle années nous attendent alors.

mardi 3 août 2010


ToyStory 3 - Pixar/Disney - 2010

Synopsis : Grandir vers l'infini et au-dela.

Tant attendu, auréolé d'une critique quasi-parfaite, je m'en vais donc avec le frère confiant et fière de partager cette franchise veille de 15 ans. (Ouch ça passe vite).

Le résultat est (presque) à la hauteur de mes pressentiments. Quoi que les dialogues ne sont pas aussi "géniaux" que les deux précédents. Reste le talent (et la folie) de Pixar et la créativité (et la précision) d'un Disney pour créer un DA au scénario inventif et arriver à faire transpirer de jouets en plastique des sentiments rares et "vrais".


Bref, mise à part l'inutilité de la 3D, ce Toy Story est bon.

jeudi 22 juillet 2010


Inception - Christopher Nolan - 2010 

Synopsis : "L'esprit abrite le lieu du crime."

A tête reposée, le film multi-couche de Nolan est encore auréolé de mystère et d'envie d'aller le revoir. Rare sont les films qui marrient aussi bien un scénario intelligent et un drame romantique. La complexité permet d'entrer, de se laisser capter véritablement par le film, telles les projections oniriques développées tout le long du film, d'être avec eux dans ses huit-clot de l'esprit. L'ensemble des acteurs nous touchent par leur simplicité. Puis rare sont les films qui n'ont pas d'héros véritable et de méchants détestables. Tous ensembles.

Di Caprio affirme, s'il le fallait encore, son statut d'Acteur de la décennie, et Nolan, réalisateur de films intelligents de la décennie, aussi.

Ellen Page confirme sa percée. Et Marion Cotillard séduit une fois encore Hollywood par sa fraicheur, son authenticité.

Inception fera date. Il relaye un Matrix 1 à un conte pour enfant. 

Autre élément remarquable : la musique. L'intensité du film ne peut pas se résumer qu'à l'expression des talents des acteurs.

C'est quand la prochaine séance ?

mardi 29 juin 2010


Daybreakers - Frère Spierig - 2010

Synopsis : Guérir, se faire mordre.

Cliché sur cliché ce film a le mérite de ne pas en faire des tonnes mais juste ce qu'il faut pour reconnaitre que l'ensemble des clichés sont voulus. 

Film sympa malgré une intrigue pas très surprenante et une fin en peau de chagrin. 

vendredi 7 mai 2010


Enter the void - G. Noé - 2010

* Synopsis : Un deal qui tourne mal, la mort, puis la réincarnation ?

Quel film, devrais-je dire, quelle expérience. Assez difficile de décrire cet univers vraiment particulier. C'est vraiment éprouvant. Les scènes de sexe ne sont pas si choquant finalement. C'est surtout la lenteur platonique de certain plan et la répétition qui force le spectateur dans un état limite de stress.

J'adore n'est peut être pas le mot, mais, le concept est génial en tout cas.