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lundi 14 mars 2011


Liaisons dangereuses - Stephen Frears - 1989

Synopsis : "Hé bien ! La guerre." Lettre 153, Marquise de Merteuil.

Classique de littérature ! Classique du cinéma ? La réponse est clairement positive. Le film possède les caractéristiques remarquables d'un grand film. Les acteurs tout d'abord. Une panoplie de vedette en tout genre : Thurman, Malkovitch, Pfeiffer, Reeves (tout jeunot !), Close. Bref. La performance est surtout là. 

L'ensemble des acteurs permettent de sublimer le texte écrit de Pierre Ambroise François Choderlos de Laclos. Notamment une scène magique entre Malkovitch et Close (Vicomte de Valmont : (...) le moindre obstacle mis de votre part, sera pris de la mienne pour une véritable déclaration de guerre : vous voyez que la réponse que je vous demande, n’exige ni longues ni belles phrases. Deux mots suffisent."). Scène à forte tension où l'on peut saisir le subtile jeu des acteurs et non pas une récitation parfaite de belle littérature.

De plus il est clair que les décors sont irrésistibles. L'oscar gagné est vraiment mérité. On s'y croirait tellement que même les coiffes des personnages est crédible et parait après quelques minutes "normales". Cependant on peut tout de même reprocher à cette parfaite reconstitution un manque de souffle. On est littéralement étouffé par cette époque, ses personnages de livre d'histoire et ses dialogues théâtralisés. Une réalisation plus libérée du carcan romanesque aurait pu être la bienvenue. Il faut s'accrocher, vraiment. La démarche (et uniquement la démarche !) artistique du remake contemporain (Sexe intention) est selon moi bien plus intéressante bien que le film soit clairement raté.   

Enfin le scénario a cela d'original qu'il est tiré d'un roman épistolaire. Il est donc évident que la performance artistique du scénariste est ici plus impressionnante que de créer un univers et une histoire de toutes pièces. Mais la difficulté n'est en rien gage de qualité. La difficulté ou l'audace ne peut être loué que lorsque le résultat final est à la hauteur des espérances. Ici, ça l'est.


dimanche 16 janvier 2011


Elephant man - David Lynch - 1980

Synopsis : Difforme, mais théatrale.

Voici un autre classique cinématographique des années 80 (le blog rattrape peu à peu son retard), ayant un statut de film culte ! Un Lynch à la réalisation me laisse souvent dubitatif, au départ. Cinéaste dur, intègre, faiseur de film complexe et souvent onirique. Son second métrage est à peu près l'opposé de ses oeuvres futurs : manichéen, mise en scène très théâtrale et donc très calculé (relativement étonnant vu son film : un biopic). Bref, un Lynch très ordinaire.

Mais son film n'en est pas moins mal servi. Au contraire. Se refusant à tout sentimentalisme, Lynch aborde le thème de la différence à travers les yeux de John Hurt avec naïveté mais intelligence. Sans travestir, apparemment, la vie de l'Eléphant Man, il montre à quel point la solitude et l'indifférence peut s'avérer être bien pire que n'importe quel coup de bâton.

Les acteurs sont d'une remarquable pudeur. Presque trop académique : les monologues peu réalistes faisant une nouvelle fois écho au théâtre.

Cinématographiquement parlant, Elephant Man n'a rien de spécifique, Lynch n'a rien inventé en clair. Cependant le film possède sa force propre : l'ensemble des arts cinématographiques (cadrage, musique, dialogue, scénario, émotion, etc.) sont maitrisés tout simplement, rien n'est laissé au hasard.

Les dialogues souvent léchés permettent d'obtenir un film bien travaillé, propre, sous toutes les coutures.

De façon générale, Lynch réussi un film touchant.

vendredi 14 janvier 2011


Full Metal Jacket - Stanley Kubrick - 1987

Synopsis : Born to kill. Borné surtout.

C'est toujours difficile, presque angoissant, d'aller voir un classique que l'on n'a jamais vu. Peur d'être déçu. On trouve tout (et n'importe quoi) sur internet à son propos, bref, j'ai vu FMJ et au cinéma de surcroit, et j'ai aimé.

Alors quoi. Full Metal Jacket, c'est bien ? Bien sûr. Même mieux, l'un des plus grands films de guerre. La réalisation de Kubrick est génial. On retrouve ses personnages haut en couleur qui lui sont propres. Ces personnages savent rendre des films en objets d'art. Ici, ils sont au nombre de trois : Matthew Moddine alias Jocker, Lee Ermey alias @worldofshit, Adam Baldwin alias Brute Epaisse en français dans le texte.

La première partie, hautement sarcastique et symbolique, nous démontre avec force le poids de la bêtise humaine. Cette satire, pourtant incroyablement inimaginable, semble s'avérer au fur et à mesure du film possible, presque une évidence. Au delà d'une simple plaisanterie, ce film démontre à quel point la critique satirique peut faire sourire mais surtout dénoncer, et finalement s'avérer beaucoup moins drôle qu'au premier abord. Dénoncer la bête, le non-dit, le faux-semblant, la bêtise en nous montrant l'imaginé.

La seconde partie, plus conventionnelle, laisse voir tout le génie du réalisateur tant dans la mise en scène (et les décors : à ce niveau là, on est pas loin de la perfection cinématographique), que dans le cadrage. C'est beau tout simplement. Les personnages, juvéniles et insignifiants dans la première partie, prennent de l'épaisseur et semblent être, malgré eux, de vrais mercenaires endoctrinés.

Malgré un fond et un propos changeant (critique du journalisme, de l'endoctrinement, de la guerre, de l'occupation) chaque scène pourtant différente s'imbrique dans l'ensemble avec une évidence folle. Tout est calculé pour que ce soit parfait et ça l'est. Bravo

Du cinéma, du vrai. 

vendredi 4 juin 2010


Ragging Bull - Scorsese - 1980

Synopsis : Ne jamais se coucher, quitte à perdre.

Ce qui est frappant au premier abord est la performance de DeNiro, véritablement chien de la casse, il joue admirablement le rôle d'un boxeur complexe, tourmenté par ses démons.

Scorsese signe ici, un film dont l'empreinte restera encore longtemps dans le moule des meilleurs films de tous les temps.

Le N&B ajoute à la noirceur du personnage. 

Peut être un peu longuet mais le montage arrive à nous captiver grâce à un excellent timing et à ça façon de nous surprendre.

vendredi 29 janvier 2010

Die Hard - 1988


Die Hard (Piège de cristal en français) - John McTiernan - 1988

* Synopsis : Pour fêter noël avec son ex-femme, il se déplace jusqu'en Californie. Précisément dans le tour Nakatomi Plaza.

Le premier de la serie des Die Hard. Impressionnant mais il ne restera pas dans les annales. 

Bruce Willis fait tout de même une bonne prestation.

Et dire que ce film a mon âge, il n'y parait pas tout de même.

jeudi 28 janvier 2010

Tchao Pantin - 1983


Tchao Pantin - Claude Berri - 1983

* Synopsis : Pompiste, cam, et punk. 3 éléments qui gravite autour de Lambert.

La musique est la première chose qui frappe : génialissime.

Pour un film autant Oscarisé, j'avoue que je suis un peu déçu. Certes la prestation de Coluche est remarquable mais l'histoire ne me convainc pas.

lundi 25 janvier 2010

Christiane F. Wir Kinder vom Bahnhof Zoo - 1981



Moi, Christina F., 13 ans, drogué et prostitué - Uli Edel - 1981

* Synopsis : Gamine de 13 ans. Cam. Dope. Sexe et désespoir.

Film très noir. Même graphiquement, l'ambiance est toujours calfeutrée. A-t-on vu une journée plein jour ? Durant plus de 2h on voit à l'écran le cercle de l'héro se refermait sur cet jeune enfant, sans aucune lueur d'espoir. C'est cruel, pire atroce.
Uli Edel fleurte toujours entre les lignes sans jamais vraiment les dépasser. Le film garde une certain distance, contrairement à l'abrutissant Requiem for a dream.

Le film est long, trop long. L'esprit enfantin (dialogue/voix) du film contraste avec le thème et les visuels. Pervers, choquant pour certain, je dirai fédérateur.

En plus d'être long, le scénario flanche tout de même. Quelques bizarreries scénographique dirons-nous ou juste étourderie de jeunesse.

Film choque. A voir, juste pour ne pas ressortir à chaque fin de soirée "Nan le film le plus trash sur la drogue, ça reste Requiem for a dream."
- "Normal, c'est le seul film de camé que tu connaisses."


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