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dimanche 31 juillet 2011


Les chiens de paille - Sam Peckinpah - 1972

Synopsis : La méchanceté est parfois mal repartie lorsque l'instinct animal prend le dessus.

La principale force du film c'est, dès les premières images, d'instaurer une ambiance. Malgré l'apparente légèreté du premier tiers, le film fait ressentir au spectateur, avec subtilité la lourdeur du film.

Les acteurs sont pour beaucoup à la réussite du film. Chacun joue avec brio le rôle que le réalisateur a bien voulu leur donner.

Le réalisateur par la scène du viol montre frontalement ce qu'il met en place depuis les premier instants du film, à savoir, installer chez le spectateur un malaise, le tromper, l'emmener ailleurs. De cette façon, très habile mais peu chaste, il enlève au film tout espoir d'entrevoir un manichéisme systématique dans les films US de l'époque. Cette scène est troublante, chocante diront certain, mais dévoile des émotions inavouées et brise la morale que tout un chacun a. Briser les tabous, faire éclater la bien-séance pour nous interpeller voilà le génie du film. Gaspard Noé n'a qu'à bien se tenir.

Doucement mais surement, l'ambiance monte, pour finir en apothéose. Une explosion de violence, un déferlement de haine dont on perd presque l'origine. On comprend alors que le réalisateur souligne ici, non pas un excès de violence, mais un excès de silence et soumission, une rebellion contre l'ordre établi, une fronde brutale et sans cause contre l'environnement.

Film sans concession. Film à sensation. Film dénué de sens surtout.

samedi 4 juin 2011


Delivrance - John Boorman - 1972

Synopsis : Prendre un peu l'air de la montage et y trouver l'"animal instinct".

Il parait que ce film est culte. Il parait ... Quoiqu'il en soit, il est assez génial. La manière de filmer la nature, de se l'approprier, de la faire vivre est assez remarquable. De magnifiques plans y sont filmés.

L'ensemble des acteurs font preuve d'une grande démonstration sportive. Ca remue, ça pagaie, mais apparemment aucun doublage n'a été envisagé faute de budget. Ca paraitrait incroyable de nos jours vu la difficulté et la dangerosité du lieu de tournage. 

Le film s'intéresse aux Hommes, à leur ressenti avant tout, avant les scènes d'actions et d'horreur. Et cela fonctionne plutôt bien, installant chez le spectateur un sentiment de compassion léger. Le dialogue d'introduction est remarquable ainsi que la scène de Banjo. On ressent ici la volonté de faire un film "humain" proche de l'affect. Un film proche de nous.

Cependant la faiblesse principale du film se situe dans l'histoire elle même. La seconde partie est nettement moins prenante notamment par le scénario. On sent toute les ficelles rabattues d'Hollywood parfaitement mis en scène : la scène de doute de l'agent de police, le cauchemar d'un des protagonistes, le plus fort des hommes blessés, les "sauvageons montagnards" etc. Cependant les dialogues sont généralement bien travaillé, dans la première partie du moins.

Bref, ce film est dans le fond à la limite de la série B de haute voltige. Il frise l'élégance gâché par des raccourcies scénaristiques dommageable.

lundi 14 mars 2011


A Dog Day (Un après-midi de chien) - 1976 - Sidney Lumet

Synopsis : "Je veux un hélicoptère pour partir en Algérie ! Vous connaissez l'Algérie hein ?" "Non"

Pour commencer, on peut remarquer l'imbécilité des communicants français des années 70. La traduction du titre du film est aussi laide qu'hors-propos. L'expression "A dog day" en anglais exprime une journée de grosse chaleur, rien à voir avec une journée à caractère canine. Bref, l'important est ailleurs.

Le film de Lumet est très bon à plusieurs niveau. Tout d'abord, il prend le contre-pied de bons nombres de film de braquages de banque. Le scénario tiré d'une histoire (incroyablement) vraie est désopilant. Parfois, on se demande vraiment si ce film n'est pas une mauvaise comédie tellement les situations sont chocantes de stupidité. La transformation de Pacino tout au long du film est impressionnante à voir. Toute la subtilité d'un Pacino s'exprime ici sans fard ni paillette. Il est tout de même intéressant de remarquer l'obsession de Lumet à réaliser des films "sans action". Ses films repose seulement sur la qualité de jeux de ses acteurs (à voir absolument : 12 agry man) et la façon d'amener une histoire qui se résume en trois ligne dans la longueur et avec une vraie intelligence.

La stupidité évoquée précédemment permet au film de porter un jugement pertinent sur l'action des médias et de la police sur la population et les conséquences de ses actes. Le film ne se contente pas non plus d'apporter un jugement moral et bien pensant. Au contraire, il brouille le spectateur afin qu'il se pose lui même les bonnes questions. Est-ce vraiment vrai ? est-ce possible que cela soit aussi simple ? les otages ont ils réellement fait ceci ou cela. A toutes ses questions, la réponse semble être malheureusement oui. Le dispositif cinématographique permet d'amplifier ce trouble notamment en nous montrant de faux préparatifs d'avion et une fausse coopération policière. 

Au delà d'une critique médiatique et policière grossière, Lumet met en lumière deux autres problèmes : le syndrome de Stockholm et la méfiance de l'homosexualité. Cette dernière est peut être un peu grossière et exagérée mais à le mérite d'exister, surtout lorsque l'on pense que le film est sorti en 1976. 

Film intelligent, acteur performant. Bon film. Bien joué Lumet !




jeudi 26 août 2010


Mean Streets - M. Scorsese - 1973

Synopsis : Petit voyou, petite dette, petit larcin, grande aventure ?

Ce film est sur-estimé, comme beaucoup de Scorsese d'ailleurs. Grand réalisateur, oui, grand acteur, très grand oui, grand film, NON.

De Niro joue de façon magistral, rares sont les acteurs qui arrivent à incarner leur personnage comme peut le faire un De Niro. Il vit son personnage, dans ses excès, ses sauts d'humeur, son exubérance. C'est du grand De Niro. 

Niveau réalisation, on reste sur notre fin. Dès le début, on le sait, on est chez Scorsese : c'est long à se mettre en place, beaucoup de second rôle - ou devrais-je dire, beaucoup de premier rôle -, De Niro joue (peu à vrai dire, mais il crève l'écran, pourtant son personnage n'est que très peu reluisant), c'est classe, presque même classieux. 

Scénario plat, mouvement de caméra et montage sans grand fantaisie, trop classique, pompeux. Chiant presque. 

Bref, mon ennui était à la hauteur de ma réjouissance.


samedi 17 juillet 2010



Grease - Jim Jacobs & Warren Casey - 1972

Synopsis : Etre ou paraitre ? Travolta a la réponse.

Culte, culte, culte. Travolta survole ce film musical. Sa prestation est étonnante (Dramaturge, Chanteur, Danseur). Ca reste tout de même bien mielleux tout de même, mais c'est justement assumé, et donc on peut donc dire réussi. 

La bande son est surement le plus réussi. Sans jamais se prendre au sérieux les réalisateurs ont réussi à créer un film populaire un poil vieillissant. 

Après le propos reste naïf et enfantin, mais c'pour les fiiiiiilles (oui oui ça vous fait rêver n'est-ce pas?) s'films d'tout façon. :)

jeudi 1 juillet 2010


Alien 1 - Ridley Scott - 1979

Synopsis : "Revenir sur la terre avec le corps étranger"

Quel film. Quel atmosphère! C'est sûr que cela fait flipper, c'est sur que cela est de l'horreur, c'est sur que c'est de la science fiction : c'est sur que c'est culte. 

Le premier pourtant tout en longueur passe rapidement sur les raisons de leur présence ici : vaisseau de commerce ... Hum, pas un mot de plus. Ca aurait mérité d'être un peu plus développé : voici le seul reproche que je peux faire à ce film des années 70. 

Les décors sont somptueux, encore très (très) crédible pour maintenant, c'est dire la prouesse pour l'époque, très loin des films 3d typé Avatar. 

L'histoire, les mouvements de caméras, le montage, la lumière : tout est réalisé avec une précision chirurgicale. J'adore.


lundi 3 mai 2010

Les bronzés 2 (font du ski) - 1979


Les bonzés font du ski - 1979 - P. Leconte

* Synopsis : après les crustacés, la foune.

Vraiment délirant. Ce film ne souffre pas l'esprit un peu "théâtralisé" du premier volet. C'est un véritable film avec ses péripéties inattendus. Les références au premier volet sont agrébles. 

Les acteurs sont issu à l'apogée de leur art : l'humour. En plus d'être culte, le second volet est saisissant de drôlerie.

AVOIR, A VOIR.

Les bronzés 1 - 1978


Les bronzés - 1978 - Patrice Leconte

Synopsis : Amour, coquillage et crustacés.

Véritable film de gags, on ressent vraiment les acteurs de théâtre. Cela a quand même assez vieillit. Les acteurs, tous célèbres maintenant, annoncent la couleur avec cette comédie populaire bien sympa.

lundi 1 février 2010

One Flew Over the Cuckoo's Nest - 1975


One Flew Over the Cuckoo's Nest (Vol au dessus d'un nid de coucou en français) - Milos Forman - 1975

* Synopsis : Petite révolution (en vain?) dans un hôpital psychiatrique.

Tout simplement un chef d'oeuvre.

A voir ABSOLUMENT. Louise Fletcher et Jacques Nicholson sont absolument irrésistibles.

jeudi 28 janvier 2010

Taxi Driver - 1976


Taxi Driver - Martin Scorsese - 1976


* Synopsis : Chauffeur de taxi. Que puis-je faire de mieux ?

Terriblement efficace. DeNiro crève, une fois de plus, l'écran par son talent d'interprétation d'homme névrasé.

Impressionnant de réalisme. Scorsese confirme en 76 son génie, sa facilité, sa brutalité.

Le film possède des images et des plan d'une rare richesse.

A voir. Et revoir.