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samedi 18 décembre 2010

Somewhere

Somewhere / Sofia Coppola / 2011

Synopsis : Etre ou ne pas être une star ennuyée et ennuyante.

L'affiche était belle : nouveau film de Sofia Coppola, la bande annonce laisser présager un beau film, subtile, un Lost In Translation aux Etats Unis. Tout ça est vain. J'ai vu un film hautain, ennuyant et choquant.

Surement la plus belle escroquerie cinématographique de l'année 2011 (vu en avant-première).

Commençons directement par le peu de qualité, ou plutôt de l'unique qualité du film (et propre à tous les films de Sofia) : la photographie. C'est beau. Mais ce doux rêve s'avère un long cauchemar.

Le film est un hymne à la paresse, une justification d'une mondanité obscène et cliché. Mais le seul problème n'est pas tant dans le propos du film car il tient surtout d'un réel imaginé par Sofia, mais dans contenu : vide. Aucun scénario, rien n'émeut, ce n'est qu'un empilement de plan "intello" (et faussement poétique) ne servant qu'à justifier son élitisme intellectuel.

"Un bon film doit faire évoluer ses personnages" disait un professeur de Cinéma, là, d'une rien ne bouge dans le caractère des personnages mais pire, Sofia Coppola semble avoir du freiner les ardeurs et fantaisies théâtrales de ses acteurs tant leur jeu est plat, facile, et surtout sans émotion.

Si l'on extrapole un peu, Somewhere est une sorte de docu-fiction sur le vide.

Vous voulez enfin partir d'une salle de ciné en pleine projection sans regret en se disant "peut être que ça va se décanter ?" : allez le voir.



dimanche 3 octobre 2010


eXistenZ - David Cronenberg - 1991

Synopsis : Réalité, choix virtuel.

En faite, c'est une sorte de mélange entre Matrix et Alien. Ovni cinématographique, ça a le mérite d'être original et de vouloir insuffler un nouvel air au film d'anticipation, et plus précisément, ceux des mondes parallèles.

Jude Law, un peu convainquant, se relève être un bonne élève de cours de première année de cinéma : touchant, précis, mais trop académique pour être "vrai".

L'aspect plastique du film est tout de suite plus convainquant par contre. Mise en scène impeccable, réalisé de main de maitre. Mais savoir parler ne suffit pas à être un bon orateur. Il faut du contenu : un scénario atypique. eXistenZ  n'en a pas. Oui si, mais Cronenberg se perds un peu dans son propos. Bref, pour résumé ce film est un bon déroulé des "théories" cinématographiques, sans jamais s'y écarter. Dommage.

Ce film se veut être original, complexe, à la limite du film expérimental, mais une fois écarté l'idée saugrenue de manette "organique", le film s'avère être ennuyant, sans but, et abscons.

Au revoir, y'a rien à voir.

samedi 25 septembre 2010


Broken Flowers - 2005 - Jim Jarmush

Synopsis : Fleurs cassées pour fils à retrouver.

Parfois les films se ressemblent, s'imitent. Parfois c'est réussi. Parfois non. Ce n'est pas que Broken Flower s'inspire d'un autre film, mais l'ambiance silencieuse et musicale, et la présence de Bill Murray rappelle sans nulle doute Lost In Translation : le réalisateur a troqué la pop-musique de Sofia pour de la musique Ethiopienne, et le sentiment d'oublie, et d'impossible amour à une quête vers une seconde jeunesse, un pardon.

L'ambiance ne tient pas pourtant. C'est long, trop long, et le présence de Bill Murray n'y change rien. L'histoire du film tient sur 4 lignes et Bill Murray en rajoute avec son attitude "hautaine et éloignée". Il manque cruellement de subtilité. La dénouement est aussi prévisible que sa quête est vaine.

Les quelques moments de plaisir restent la présence de Sharon Stone sur quelques scènes qui amènent un peu d'air à tout ça.

La musique est par contre très belle, peut être l'intérêt le plus important de ce film. (Avis au connaisseur : un sample a d'ailleurs été utilisé par Damian Marley et Nas dans leur dernier album).


dimanche 18 juillet 2010



Easy Rider - Dennis Hopper - 1969

Synopsis : Conduire, rouler, fuir, partir, puis quoi ? Revenir ?

Ca planne un peu ce film. C'est filmé de façon original et très surprenante. La beauté de certaine image est bluffante, de l'IMAX dans les années 60 ?

Après ça reste très loufoque, les dialogues, monologues sont souvent sans queue ni tête, ni tête ni bouche. D'où la raison de ma somnolence. L'histoire s'enmèle dans une quête de liberté assez naïve dans le fond.

Les inspirations Nouvelle Vague sont très visible, notamment dans le montage saccadé.